Les dĂ©penses non-rationnelles font partie de nos challenges Budget pour bon nombre d’entre nous. La bonne nouvelle ? Ce comportement est explicable et transformable.
Pour ce 4e jour de dĂ©fi, nous allons traiter des dĂ©penses non-rationnelles, Mais avant de trouver le remède, il est important de dĂ©finir quel est ce mal qui affect notre budget. Il s’agit bien souvent d’achats impulsifs, d’achats Ă©motionnels ou simplement de dĂ©penses rĂ©pĂ©tĂ©es. InĂ©luctablement, notre budget court au dĂ©sequilibre a la fin du mois, ce qui produit un stress supplĂ©mentaire, inutile et contrariant . Au lieu d’un besoin rĂ©el ou d’une dĂ©cision rĂ©flĂ©chie, ces achats sont rĂ©alisĂ©s sous l’influence de nos Ă©motions. Ces comportements financiers sont malheureusement frĂ©quents et naturellement humains!
N’avez-vous jamais fait un achat impulsif, en vous disant ensuite.. “mais pourquoi ai-je fait ça ??!” Et bien la rĂ©ponse se trouve… dans notre cerveau!
Pour nous aider a mieux comprendre ces pulsions mercantiles, voyons ce que les neurosciences ont découvert sur les achats impulsifs. En effet, les dépenses non-rationnelles ne seraient pas un manque d’intelligence ou de discipline, mais seraient curieusement liées au fonctionnement naturel de notre système cérébral.
1. Le rôle de la dopamine : le circuit de la récompense
Lorsque nous envisageons un achat plaisant, notre cerveau libère de la dopamine, une hormone associĂ©e au plaisir et Ă l’anticipation. Fait intĂ©ressant : contrairement a ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas uniquement l’achat qui procure du plaisir, mais parallèlement l’anticipation de l’achat. Le cerveau percoit alors l’achat comme une rĂ©compense rapide, ceci a chaque fois que nous dĂ©posons l’article convoitĂ© dans notre panier, ou bien encore, apres un clic pour notre commandes sur Amazon, par exemple. Aussi, l’attente, tout autant que la rĂ©ception de notre colis, sont considĂ©rĂ©es comme euphorisantes.
Alors que notre environment devient toujours plus stressant et/ou fatiguant, cette gratification immédiate nous procure un sentiment de réconfort. A terme, ce état second nous entraine dans un cycle empechant tout controle de notre budget mensuel. A nos dépends, cette reflexion financiere a long terme nous devient ainsi difficile.
2. Le cerveau émotionnel vs le cerveau rationnel
Notre cerveau fonctionne en simplifiant avec deux grands systèmes :
- Le système émotionnel (rapide, instinctif)
- Le système rationnel (lent, analytique)
Lors d’un achat impulsif, le système émotionnel prend le dessus. Le système rationnel intervient bien après. Et c’est souvent à ce moment-là que la culpabilité apparaît.
Ce mécanisme explique comment les dépenses impulsives surviennent davantage apres un longue journée, en période de stress ou en cas de de changements de vie. Ce n’est pas un défaut personnel, mais bien un phénomène neurologique.
3. Le stress réduit notre capacité de décision financière
Des Ă©tudes en psychologie cognitive – notamment synthĂ©tisĂ©es dans Neurosciences & Biobehavioral Reviews, montrent que le stress diminue les capacitĂ©s d’analyse et augmente la recherche de rĂ©compenses rapides: nous sommes plus enclin a des comportements impulsifs, quasi automatiques, lors de surmenage. Autrement dit, plus nous sommes stressĂ©es, plus les dĂ©penses non-rationnelles deviennent possibles. Cela explique pourquoi. a certains moments de notre vie, la charge mentale Ă©levĂ©e, la surcharge professionnelle, ou/et toutes difficultĂ©s personnelles entraĂ®neront davantage d’achats Ă©motionnels. L’économiste comportemental Richard Thaler Nudge et les travaux vulgarisĂ©s en France par Olivier Sibony – Vous allez commettre une terrible erreur ! montrent que nos dĂ©cisions sont systĂ©matiquement influencĂ©es par notre environnement.
4. Pourquoi les promotions nous semblent si irrésistibles
L’économie comportementale, vulgarisĂ©e en France par Richard Thaler Nudge et Olivier Sibony (Vous allez commettre une terrible erreur!, dĂ©montre que nos dĂ©cisions ne sont jamais totalement objectives. Parce que le cerveau est particulièrement sensible Ă la raretĂ©, Ă l’urgence et/ou Ă la notion de “gain”, la promotion d’un article vient activer les zones cĂ©rĂ©brales liĂ©es au sentiment de rĂ©ussite. Vous n’achetez pas seulement un produit, mais vous avez Ă©galement cette impression de “gagner”! Ce biais cognitif est universel et abondamment utilisĂ© en marketing.
La rareté, l’urgence ou la peur de manquer activent des biais cognitifs puissants qui orientent nos achats.
La bonne nouvelle : le cerveau peut être entraîné
Et oui! La neuroplasticité montre que nos co,mportements peuvent évoluer. La résistance aux achats non-rationnels demande de petites actions, qui aideront a progresser vers le controle de son budget, en toute liberté.
Pour cela, l’observation de ses emotions, est l’une des principales cles: en suspendant son achat simplement de 24heures, nous avons le temps de prendre du recul et de valider cette dĂ©pense. Donc, pour valider son budget, il nous faut mettre en place des excercices strategiques et faciles a rĂ©aliser. Cette pratique va aider notre cerveau a renforcer ces circuits de dĂ©cisions rationnelles.

La gestion financière devient alors plus naturelle et plus sereine.
Comprendre pour se libérer
Les dépenses non-rationnelles ne sont pas un manque de volonté.
Elles sont le rĂ©sultat de mĂ©canismes biologiques, d’émotions non identifiĂ©es et d’un envirionment makreting puissant. Comprendre cela, change tout.
Au lieu de culpabiliser, nous pouvons vous dire : “Mon cerveau cherche une récompense rapide. Comment puis-je répondre à ce besoin autrement ?”
Et c’est là que commence la sérénité financière.
A demain pour un nouveau challenge sur le sujet de la Sérénité Financière pour Elles : comment décider consciemment d’un simple petit ajustement salvateur
Marie Elise đź’›
